THE STORY

tw : secte spirituelle & religieuse
⚠️ : il n'est fait aucune allusion à des religions telles que le christianisme, l'islam, le judaïsme etc... l'inspiration est uniquement liée aux dérives sectaires et non à de réelles religions.

chapitre 1


Les prémices de la saison chaude en Suède accueillent une première ascendance pour la famille Mörkberg. Ils nomment leur premier enfant Valter. Deux étés caniculaires s'écoulent avant que le jeune enfant ne soit accompagné d'une petite sœur : Amy.À la venue de cette dernière, la famille avocate fait le choix de quitter leur chère patrie. Elle s'installe à Blue Chapel, ville empreinte de croyances et traditions, de fortes valeurs auxquels adhèrent les Mörkberg, au dépend même de la moralité Bleue.Riches et influents, les deux avocats réussissent à déguiser la véritable raison de leur installation sur le continent américain. Si d'apparence, ils semblent fonder la parfaite famille «américaine», ils font intégralement partie d'un groupe sectaire cantonné à une sphère spirituelle et religieuse, qui s'immisce implicitement dans l'éducation d'Amy et Valter, qui n'ont aucune connaissance des activités illégales de leurs parents.


chapitre 2

Dès son plus jeune âge, Valter est éduqué de manière à devenir l'homme de la famille, suivant les dogmes d'une religion inexistante aux valeurs drastiquement misogynes et conservatrices. Si ses parents pensent façonner un jeune homme à leur image, Valter prend un autre chemin, et ce, grâce à la nourrice qui réussit à éviter l'endoctrinement des enfants Mörkberg.Malheureusement, cette dernière disparaît du jour au lendemain. Si le père assure un simple déménagement de sa part, Val n'en croit pas un mot, déjà lucide du haut de ses onze ans.Cet événement marque l'enfant qui se fait la promesse dès ce jour de protéger sa sœur.


chapitre 3

Le temps le façonne, Valter refuse de s’effacer dans les moeurs traditionalistes de sa famille. Il rompt progressivement les liens qu’il entretient avec ses parents, ce qui ne passe pas inaperçu à leurs yeux.
Le garçon s’éclipse à la moindre occasion, chaque prétexte est bon à prendre.
Il est contraint de patienter jusqu’à ses dix-sept ans pour avoir la chance de participer à un voyage scolaire. Malheureusement, cette utopie éphémère devient le tourment de ses nuits.
(cf : OS)
Cette fracture irréversible le métamorphose. Si la rage l’envahit d’abord, elle évolue au fil du temps.
Valter devient obsessionnel. Sa première compulsion concerne les secrets familiaux. Pour les découvrir, l’immoral n’est pas un frein.
Valter détruit tout sur son passage, entre manipulation et mensonge. S’il n’y a encore aucun blessé, c’est parce qu’il n’en a pas encore eu l’utilité.


ONE SHOTS

OS 1 : "SEVENTEEN"

3 MAI 2019, 23:00.Le sel marin emplie mes narines en descendant du ferry. Je ne suis pas mécontent d'être arrivé, l'océan me donne la nausée. C'est un mal pour un bien, j'ai attendu ce voyage en Andalousie toute l'année. Pas tant pour y découvrir les facultés de la région, je dois l'avouer. En réalité, j'étouffe à la maison, tout ce que j'espère c'est que ma soeur ne m'en voudra pas de m'éclipser durant plusieurs semaines.
Je me demande tout de même si je ne vais pas finir étouffer par la chaleur ici, bordel.
Mon professeur principal amène notre classe dans une auberge traditionnelle andalouse. C'est chaleureux et coloré, ce qui me change et... je dois avouer que ce n' est pas pour me déplaire. Nous montons tous dans nos chambres partagées. Fort heureusement, je me retrouve avec mon meilleur ami, Léo. Nous nous sommes rencontrés en première année de collège, depuis je ne le quitte sous aucun prétexte.
Il est une des rares personnes qui a été présent lors du "déménagement" de ma nourrice. Il est plus un modèle, qu'un ami, un idéal que j'espère un jour atteindre. Grâce à lui, j'ai su me faire une place au sein de mes camarades impitoyables, le genre où il vaut mieux ne pas s'en faire des ennemis.
Sortant quelques affaires en coton, je relève la tête vers mon ami. «Je mets lequel demain ?»
« Le marron, l'autre est moche mec, jette-le » me répond-t-il. Je m'exécute sans réfléchir. Ce qu'il dit, je le fais. Jusqu'ici, ça m'a toujours aidé à survivre. Je crois d'ailleurs que les autres de notre groupe font la même chose. Il est le roi, nous sommes ses sujets.
L'insomnie a tendance à me tenir compagnie, mais ce soir, pour la première fois, je m'assoupis rapidement, trop soulagé d'être loin de Blue Chapel.


4 MAI 2019, 11:00.J'assiste à un cours de philosophie qui nous est proposé pour ce voyage de découverte dont le but est de vaguement nous montrer les divers cursus que propose l'université de Séville.
Je suis assis au fond de la salle grandement éclairée par le soleil traversant la fenêtre. Discret, je n'ai pas dit un mot, cependant j'écoute attentivement.
Je souhaite me consacrer à la littérature et à la poésie plus qu'à la philosophie, mais cette branche semble intrinsèquement liée (à mon plus grand regret) à mes deux passions.
J'attends sagement la fin de ce cours ennuyeux qui me dissuade presque de poursuivre mes études quant une élève qui m'est inconnue prend la parole. Je ne crois pas avoir été aussi attentif depuis le début du cours. Sa voix douce résonne comme une mélodie, et je ne peux me résigner à détourner le regard. Je ne sors de mon songe qu'aux éclats de rire de la classe. Ce qu'elle venait de dire avait dû les amuser. Pas moi. Elle rougit légèrement avant de remarquer que je ne l'ai pas quitté des yeux.
Je ne dis rien, pas même un sourire et détourne mes iris de sa silhouette jusqu'à la sonnerie.


MÊME JOUR, 11:30.L'heure du déjeuner. Si mon ventre crie famine , je n'y prête aucune attention. Je ne pense à rien d'autre qu'à elle. Je réussis à la rattraper dans les couloirs, sans dire un mot, je marche à ses côtés. Elle me regarde longuement avant de m'adresser la parole.« Nous pouvons dire que nous avons la même cadence, c'est un peu amusant. »Je souris bêtement au son de sa voix et sa manière particulière bien à elle de s'exprimer.« Si tu ne dis rien, ça va finir par être gênant jusqu'à la cafétéria... »Je finis par bredouiller.« Valter, mon nom c'est Valter. »Elle sourit, elle a un beau sourire, et je souris à mon tour. Que j'ai l'air niais.« Rosie, mon nom c'est Rosie. Enchantée Valter. »


11 MAI, 18:00Cela fait une semaine que j'ai rencontré Rosie, on ne s'est pas quitté depuis. On parle de littérature, de poésie, et même de philosophie. Je ne vois plus les autres, coincé dans cette bulle irréelle, douce et unique que l'on a construite tous les deux.Jusqu'à aujourd'hui, je ne croyais pas en l'âme sœur, et j'aurais sûrement rit au nez à quiconque l'eut cru. Si elle n'est pas la mienne, je suis le plus idiot des hommes.


19 MAI, 21:00Rosie a commandé une pizza.
L'un sur l'autre, on lit le recueil d'Edgar Allan Poe qu'elle adule tant, et que maintenant, j'adore tout autant. Elle écrase une cigarette dans le cendrier de l'appartement que l'on a loué, sans que nos professeurs ne le sachent, tel deux adolescents insouciants, plongés dans une romance naissante.
La radio, en fond, lance A Night Like This, des Cures, sa chanson favorite (de ce qu'elle m'a dit). Elle se relève à la première note jouée et augmente le volume en m'invitant à danser.Piètre danseur, je me prends au jeu, pour elle. C'est tellement bête, j'ai l'impression d'apprécier la danse maintenant, tant que c'est à ses côtés.Nous dansons enlacés, plus proches que jamais. Ses prunelles brunes plongent dans les miennes. Mon cœur explose— c'est un euphémisme. Son visage s'approche du mien, elle, se plaçant sur la pointe des pieds. Je baisse doucement la tête, presque intimidé face à la beauté qu'il m'est donné de goûter. Nos lèvres se joignent délicatement ensemble, formant de délicieux prémices de la fusion de deux corps.
Douloureux désir. Je crois que je l'aime.

23 MAI, 13:00J'ai dû quitter ma douce Rosie pour une visite scolaire au musée de la ville. Je n'écoute pas le guide. Aucune information ne peut atteindre mon cerveau s'il ne concerne pas celle dont je suis épris. Je n'attends qu'une chose, la retrouver pour la soirée des "futurs étudiants littéraires" de ce soir, à laquelle nous sommes conviés tous les deux.Mon meilleur ami me donne un coup d'épaule, assez fort pour que je sorte de mon songe. Mon professeur me toise du regard, voyant que je ne suis aucunement attentif à la visite depuis le début.


MÊME JOUR, 15:00Des amis nous rejoignent, riant aux éclats. L'un me prend de court en me donnant un léger coup à l'estomac qui me fait légèrement grimacer et qui stoppe tout ricanement.
L'ambiance est pesante sans que je ne sache pourquoi. Aucun d'eux ne parle et on reste un long moment à se regarder, ou plutôt, eux me regardent. Je le sais, personne ne parlera avant que Léo ne prenne la parole, comme d'habitude.
« On a discuté avec les gars, je dois te parler. » lance mon meilleur ami.
« Dis-moi tout Léo ? » dis-je, confus par la situation.
« Viens, on en discute en privé ». répond-t-il en me prenant par l'épaule.
Une fois à l'écart, son regard sérieux me transperce, comme un père s'apprête à sermonner son fils.« Tu peux pas être avec elle. »« Quoi ? »« Elle est pas faite pour toi, elle est bizarre, parle bizarrement, et te fera avoir des enfants tout aussi bizarres qu'elle, c'est ça que tu veux ? »« Wow, on n'en est clairement pas Léo. »« Quoi, c'est pas sérieux entre vous ? »« Non, oui, enfin je sais pas, non ? »« Tu l'aimes ? T'es amoureux de cette folle ? » demande-t-il l'air déçu et dégoûté par ma personne. Sa réaction me tord l'estomac, mes entrailles toutes entières brûlent de honte et de douleur face à mon roc.«Non, t'es fou, j'aime pas cette malade, je m'amuse juste.».Un sourire malicieux et fier se dessine sur ses lèvres rosées, il applaudit et détourne le regard derrière moi, ce qui attire le mien vers ce qui s'y cache. Rosie.Léo s'éloigne me laissant faire face à celle qui fait battre mon cœur, larmes coulant sur son visage. Fait chier. Je m'approche d'elle, l'air désolé. À chaque pas en avant, elle, recule. Mes iris au couleur du ciel grisonnant rencontrent l'océan formé dans ses yeux qui me scrutent. Je m'immobilise, un sentiment étrange parcourt ma colonne, c'est fini, je le sens.«J'aurais aimé ne jamais t'avoir rencontré.»Je ne réponds rien, trop honteux. Elle part et je ne la retiens pas.


MÊME JOUR, 19:00


MÊME JOUR, 22:15


LE LENDEMAIN, 7:40


27 MAI, 23h29


3 AVRIL, 19h00Je repars demain, je n'ai pas cessé de penser à elle. J'ai arrêté de lui envoyer des messages, je ne peux pas lui forcer la main. Je ne suis même pas retourné à notre logement de peur d'envahir son espace personnel. Mais c'est ma dernière chance.Je tente de l'appeler, mais l'appel prend directement court. «Le numéro que vous avez appelé n'est pas attribué».
Merde, elle a changé de numéro ? J'entreprends une recherche internet, les doigts tremblant de stress sur le clavier, espérant trouver un de ses réseaux sociaux.
Un article m'est proposé en première page. Mon cœur manque un battement.
« Terrible nouvelle pour la ville de Séville !»
« Rosie Muñez, promise à la fac de littérature, meurt d'un bizutage violent lors d'une soirée de pré-intégration».
La photo de l'article correspond, c'est elle. Le jour de la soirée d'intégration, où nous devions aller tous les deux, c'est là que c'est arrivé.Je m'agrippe au mur pour atteindre les toilettes manquant de m'évanouir avant de me vider de mon dîner, de justesse.


MÊME JOUR, 21h18J'ouvre la porte. Une odeur de tabac froid me vient au nez, je m'allonge sur le lit, notre lit. Espérant retrouver un bout d'elle quelque part dans ces draps. Mais il demeure vide.J'allume la radio, observant chaque pièce de l'appartement, vidé sans sa présence, me renvoyant à chaque moment passé avec elle.A Night Like This passe à la radio, comme si c'était le bon moment. Je ne sais pas si c'est une coincidence ou le fantôme de Rosie venu me hanter.Je m'assois, l'imaginant à mes côtés. Je retrouve son paquet de cigarettes et en allume une, pour la première fois. Elle me pique la gorge, mais ça m'est égal. C'est tout ce qui me raccroche à elle désormais.


OS 2 : "LES WITHMORE"

Si Valter n'est pas proche de ses géniteurs, il n'en demeure qu'une chose l'obsède depuis toujours : leurs secrets. Ce dernier est prêt à tout sacrifice pour élucider ces mystères, toute morale devient inexistante, à l'image de ses paternels.
Pour se faire, tenter une nouvelle approche. Sa première mission : les Withmore. Des informations confidentielles liées aux affaires des Mörkberg pourraient être un premier pas pour débuter ses enquêtes. Quoi de mieux que de charmer leur charmante fille pour obtenir ses premières informations.
Si Val pense d'abord résoudre cette affaire rapidement, il finit par sortir avec elle un certains temps. Rien n'y échappe, manipulation, mensonge, il retourne ces failles contre elle dans le but d'obtenir toujours plus de renseignements.
Il s'était fait une promesse : rompre quand il aurait obtenu tout ce qu'il lui fallait.
Malheureusement, les sentiments naissent, rendant son enquête plus compliquée. La relation se termine alors brutalement.Il décide d'y mettre un terme en la faisant passer pour fautive, tout en gardant en tête ce qu'elle lui avait confié pour continuer ses recherches pour continuer un chantage incessant, quand son cœur aurait retrouvé la raison.
Les sentiments n'ont plus leur place pour une deuxième Rosie.
(à développer...)